map mind de caroline roy atelier du bonheur

Je voudrais commencer cet article avec un grand merci à Caroline qui m'autorise à publier sa prise de note personnelle ! Je suis blufflée !

(Rien à voir avec mes brouillons !!)

Vous trouverez le profil de Caroline sur Pinterest sur ce lien, avec tout plein de bonnes idées (j'adore ZEN KIDS).

Je fais également remonter l'information : Caroline nous conseille un livre pour le mind mapping "Aapprendre autrement avec la pédagogie positive de A. Akoun et I. Pailleau)". Et voilà, encore un livre à rajouter sur ma liste !! Merci pour ce partage.

 

Suite et fin des 1er Ateliers du bonheur à l'école du 17 janvier dernier.

 

Le plaisir d'apprendre, source de réussite

Pierre Lauret, philosophe et enseignant

"Le plaisir est inhérent à l'acte d'apprendre. On se distingue des primates par cette curiosité".

La position de Pierre Lauret est que les faits démontrent que cette doctrine est battue en brèche en raison des échecs scolaires qui rendent les élèves angoissés et malheureux. Le plaisir d'apprendre, en tous cas, ce n'est pas pour eux...

Deux questions se posent alors :

Qu'elle est la véritable fonction sociale de l'école en France ? Produire des élites. L'école fonctionne donc puisqu'elle produit des élites mais c'est un leurre de croire que c'est une école démocratique.

Se pose également la question de la lutte contre le décrochage. N'y a t'il pas moyen d'intervenir en amont par des pédagogies adaptées ? Pas si on ne change pas la fonction de l'école en tous cas.

 

Noémie Ledonné, OCDE, études PISA

PISA n'évalue pas seulement les systèmes éducatifs sur les matières enseignées mais également sur les élèves (sentiments, famille, émotions) à partir d'un questionnaire de 30 minutes. Ce pan est certes peu médiatisé !

Après avoir passé tout un tas de graphiques, voilà les résultats les plus frappants :

  • Les élèves se sentent bien dans leur école à 81 % (moy OCDE 78 %)
  • Les élèves se sentent chez eux à l'école à 47 % (moy OCDE 81 %)

Une des interprétations serait la place peu importante des parents dans l'école...

Personnellement, je pense que si les élèves avaient plus le choix de leurs apprentissages comme cela se passe dans d'autres pays, ils se sentiraient plus chez eux également. A la maison, on a le droit de s'adonner à ses centres d'interet.

On a le droit de bouger également. Je pense que l'aménagement de l'espace et la mobilité sont essentielles. Qui aime se faire dicter ses postures toute la journée ? (Pas moi !).

Il y a vraiment matière à réfléxion et beaucoup à s'inspirer !

 

Autre chiffre significatif, ce sont les maths. Les élèves français sont beaucoup plus anxieux qu'au niveau de la moyenne OCDE. J'en parlerai plus loin car j'ai participé à l'atelier maths de l'après-midi.

 

Céline Alvarez, professeur des écoles (mais il y a encore besoin de la présenter !)

Elle a mené une expérimentation d'une intégration de la pédagogie Montessori dans une école maternelle de Gennevilliers, en ZEP, plan violence. Expérimentation menée conjointement avec Stanislas Dehaene, pour le contrôle scientifique (neurologue, collège de France).

L'être humain possède des puissants potentiels qu'il faut développer conjointement.

  • Potentiels cognitifs : nous sommes précablés pour apprendre,
  • Potentiels sociaux : nous sommes faits pour vivre ensemble,
  • Potentiels créatifs : nous avons des capacités d'abstraction.

L'expérimentation s'est faite dans la volonté de créer un environnement autour de ces potentiels pour les développer et selon des vérités scientifiques, c'est-à-dire des conditions adaptées au cerveau humain.

L'environnement doit soutenir le travail de l'enseignant.

Au-delà des résultats spectaculaires des performances "scolaires" attendues pour cette tranche d'âge (3-6 ans), TOUS les parents ont vu leur enfant se transformer. Voici les mots qu'ils ont employés  :

  • plus calme
  • auto-discipliné
  • polis
  • empathique
  • autonome
  • confiant
  • critique
  • épanouis

...

(On en rêve tous, n'est-ce pas !)

 

La pédagogie développée dans la classe (Montessori) s'est construite autour de quatre piliers fondamentaux :

  • attention/concentration
  • engagement actif
  • feed back
  • consolidation

 

Je précise pour l'avoir observé dans une école, qu'il ne suffit pas d'avoir du matériel Montessori pour que cela marche. L'environnement inclut l'ambiance. Qui dit ambiance dit discipline et auto-discipline... Sans cette ambiance propice au calme, et bien il ne se passe pas grand chose.

 

La conclusion de cet échange est que la source de réussite est d'abord dans l'environnement et qu'il faut partir du potentiel de l'être humain. "Ne l'entravons pas".

Je glisse au passage cet excellent texte d'Elsa "le troisième professeur" qui va dans ce sens et qui est décidemment est très inspirant.

 

Citoyenneté et engagement

Je botte en touche, et je vous envoie vers les notes de Caroline qui sont bien plus claires que mon chariabia...

A ce moment là de la conférence, j'avais tellement faim que je ne me souviens de pas grand chose...

 

Les ateliers de l'après-midi

J'ai participé à l'atelier "Aimer les maths !" animé par Martin Andler

Il faut dire qu'il n'y avait pas foule... J'étais seule avec lui au début, nous avons fini à 4 !!! (Je précise que les autres ateliers tournaient à 20-25 personnes !).

Et oui, les maths sont les mals aimés de notre pays comme l'indique les études PISA... !

Martin Andler est mathématicien, professeur d'université mais également président de l'association Animath dont voici un extrait du manifeste qui donne le ton :

Extrait du manifeste d’Animath.
[...] IV - QUE VOULONS NOUS ?
- que de nombreux élèves aient un contact direct avec les mathématiques vivantes, celles qui se font maintenant ;
- que de nombreux élèves aient l’occasion de se confronter à des questions mathématiques dont la solution demande une réflexion un peu longue ; ceci peut se faire de manières très diverses, dans la durée à la manière de Maths en Jeans, ou comme cela se fait dans le cadre de l’entraînement à des concours de projets comme Faites de la science, C’Génial, Science Académie, mais aussi par la préparation et la participation aux compétitions mathématiques en temps limité dès le collège ;
- que de très nombreux élèves aient la possibilité de découvrir la richesse et la diversité des mathématiques à travers les applications, l’histoire, les rapports avec les arts, par des conférences, des expositions, des films, des émissions de télévision, des choix éclairés sur la Toile ;
- que toutes ces activités fassent l’objet d’une reconnaissance institutionnelle.    
Ces différentes activités sont complémentaires. [...].

 

Nous avons beaucoup parlé de l'origine de ce mal-être avec les maths. Plusieurs pistes de réflexion :

  • Les maths est une matière dite cumulative, c'est-à-dire que lorsqu'une étape n'est pas franchie, pas comprise, et bien il reste une lacune. Difficile d'avancer sans handicap. Les professeurs sont donc angoissés face cette matière vis-à-vis de leurs élèves. Et une angoisse, et bien cela se transmet !
  • Un problème peut-être de pédagogie. En effet, les maths s'enseignent dès l'entrée à l'école. Toutefois, les professeurs des écoles ont généralement un profil plus littéraire ou une histoire parfois douloureuse avec cette matière. Le blocage peut alors se transmettre et n'osent pas forcement innover dans leurs pédagogies de peur de mal faire, et peuvent partir sur des chemins un peu plus chaotiques. Un cercle vicieux peu s'instaurer alors qui se retrouve en bout de chaîne.
  • La pression des maths... C'est clair, plus il y a de maths, plus le diplôme sera prestigieux. La sélection en France se fait par les maths, de quoi tous nous faire peur.

Ce qui m'a beaucoup frappé, ce sont le rapport sexué des maths. Je m'explique. Plus dans un cursus il y a de maths, moins il y aura de filles, chiffres à l'appui. Rien à voir avec une sélection naturelle du cerveau, je vous rassure. Le message est insidieux et  à tous les niveaux. Par exemple, sans s'en rendre compte, les professeurs poseront les questions les plus faciles aux filles.

Autre exemple. Une expérimentation a été menée sur deux groupes sur le même exercice de géométrie, l'un sous l'intitulé Arts Plastiques, l'autre Géométrie.

Devinez le résultat : échec des filles en géométrie et réussite en Arts Plastiques.

Bref, cette association anime également des conférences réservée uniquement aux filles (adolescentes) pour parler de ce problème (l'expérience a montré que les garçons dans la salle niaient géralement les faits, pourtant chiffres à l'appui et les filles n'osaient plus rien dire).

De quoi nous faire réfléchir...

 

J'ai tenté de lui parler du matériel de maths de Montessori car je le trouve très riche, mais il ne connaissait pas, dommage. Il faut dire que cet atelier était plutôt réservé pour les professeurs et les élèves du secondaire !

 

CONCLUSION

Les ateliers du bonheur à l'école ont été une source de joie, de réflexions mais aussi de rencontres, notamment avec Marie Gervais, auteure de l'excellent livre "Libérons la créativité de nos enfants"...

 

Malheureusement pour moi, il y avait une librairie à l'entrée... !! J'ai craqué !

Voici le résultat de mes trouvailles :

lettre aux grandes personnes sur les enfants d'aujourd'hui

les intelligences multiples

breves de maths

l univers explique à mes petits enfants

dans la classe

 

 Petite citation personnelle (qui n'engage que moi) : "Le bonheur  l'école, j'y crois !"