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Conversation imaginaire !!

- Allez, c'est l'heure de partir, il faut aller travailler ! Sois-raisonnable....

- Vas-y toi, moi je suis à mi-temps !! YYYYYYYYEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSS !!

 

 

Depuis septembre, je revis... ! Oui, je n'ai pas peur de le dire : LIBERTE !! Après plusieurs années à courir, à mettre des enfants au monde, à me lever à des heures pas possibles, à changer de profession par dessus bord, j'avais, non pas envie, mais besoin d'une pause... Une vraie.

Une qui sert à s'épanouir, à créer, à se reposer mais aussi à relativiser les petits drames familiaux, quand à la fin de chaque repas il y a plus de nourriture par terre que dans l'estomac de la demoiselle, pour ne citer qu'un exemple parmi d'autres !!

Je teste le travail à mi-temps, et je fais garder ma fille le lundi, ce qui signifie que j'ai une journée complète pour moi toute seule. Quel soulagement pour la personne aux milles projets par seconde d'avoir la chance d'en réaliser au moins un de temps en temps !! Bien sûr, j'utilise ce temps pour préparer mes cours, le ménage, toussa toussa mais je me garde quelques petites heures pour faire du tri, écrire par ici, lire, prendre un peu de temps... Quel délice d'arriver au dimanche soir et de se dire que DEMAIN est MON JOUR !

(Et luxe suprême, je me suis offert également le mardi libre jusqu'aux vacances de la Toussaint ! J'aurai donc bientôt une journée en tête à tête avec ma fille, et cela nous fera aussi le plus grand bien à toutes les deux).

Et surtout ne plus travailler le soir, quel plaisir ! Et oui, quand on est prof, et bien la journée de s'arrête vraiment jamais. On y pense tout le temps, et c'est dur de s'y remettre une fois les enfants couchés et de concevoir de supers cours, activités et tout ce qui va bien... C'est plus facile de travailler l'esprit alerte !

Cette parenthèse à mi-temps ne durera que le temps de cette année (jusqu'aux 3 ans d'Elise) car d'une part cela a un coût financier important et d'autre part, c'est délicat de proposer des pédagogies actives en classe quand on est là qu'un jour sur deux (surtout si son binôme ne connaît pas !). Etablir des pédagogies actives demande un tâtonnement expérimental dans sa classe, de l'investissement humain, donc rendez-vous l'année prochaine pour une vraie mise en route !

 

Et puis, quel plaisir d'aller chercher ses enfants à midi et juste à la sortie de l'école. On flâne, on s'arrête, on prend le goûter, on sort, on vit ! Pas besoin de courir ! Fini le "dépêche toi" !

Sauf le matin et le soir car notre maire dans un élan de sadisme suprême a choisi les mêmes horaires d'ouverture et de fermeture des écoles maternelles et primaires, qui bien sûr ne sont pas dans le même bâtiment : ce qui concrêtement donne ceci, en 10 minutes TOP CHRONO :

Le soir, ma super nounou qui récupère des "grands" à l'école maternelle me dépose Elise à l'ouverture du portail. Elise ne veut plus être en poussette : par conséquent je cours chercher Tristan avec la demoiselle qui court vers le toboggan de la cour... Je récupère Elise bon gré-mal gré pour essayer d'atteindre la classe des MS... La demoiselle râle. Puis, Tristan court avec moi qui fait courir Elise, que je dois finalement porter en courant (j'en ai encore mal aux épaules) pour aller chercher Adrien dans son école située à l'autre bout de la rue... J'arrive essouflée, sourde (ma fille a protesté bruyamment, vous imaginez bien la scène maintenant !), en me disant que vraiment je suis la pire des mères...

Vous l'aurez compris, à la rentrée Adrien aura une autorisation de sortie pour me rejoindre à l'école de son frère !! Ce sera nettement moins violent...

 

Pour terminer cet article un peu fourre-tout, sans trop de finesse, je voudrais tout de même vous dire :

Prenez-soin de vous les super parents !