P1080093Crédit photo : ma soeur !!

Suite des épisodes "Les trésors de la cuisinière".

 

OCTOBRE

La température baisse de plus en plus et l'appétit suit une progression ascendante fort remarquable. Mais aussi, il serait par trop malheureux de ne pas avoir faim à cette succulente époque de l'année. Nous ne parlerons pas de la viande de boucherie qui est excellente alors puisqu'elle vient de passer six mois au vert : mais nous devons rappeler que la basse-cour regorge de sujets admirables : les dindons, les poulets et les chapons n'ont plus rien à acquérir ; plus tard, ils pourront être plus gras, mais ils ne seront jamais plus tendres et plus onctueux.

 

Ce que nous venons de dire des hôtes de la basse-cour s'applique également au gibier : à cette époque lièvres, lapins, faisans, perdrix, grives et alouettes n'ont plus rien à acquérir ; ils sont réellement parfaits.

 

La faveur du poisson va grandissant : les nuits sont froides et la marée voyage sans danger ; les huîtres entrent véritablement dans leur période de gloire. Le nombre de légumes frais commence à diminuer ; cependant, on a encore des haricots blancs frais, des artichauts, des choux-fleurs et les salades sont abondantes.

 

Quant aux fruits, ils sont encore en nombre très respectables : ce sont toutes les espèces de raisin, les noix, les noisettes, les amandes fraîches, les poires, les pommes d'automne, et enfin les marrons.

 

Un homme d'esprit a dit du mois d'octobre que c'était l'époque où un amphitryon devait rouvrir à deux battants les portes de sa salle à manger ; nous croyons cette opinion suffisamment justifiée.